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Le français langue commune : enjeu de la société québécoise
Évolution de la population selon la langue

Le Comité interministériel sur la situation linguistique devait vérifier si les prévisions démographiques des années 70 s’étaient réalisées en 1995 ou allaient se réaliser au cours des années à venir. C’est dans cette optique que le Rapport dudit comité fait un bref survol de la situation démolinguistique, détermine les principaux facteurs négatifs pour la langue française et présente les tendances d’avenir de l’évolution démolinguistique du Québec.

La situation démolinguistique du Québec

La proportion de Québécois qui ont adopté le français comme langue d’usage (langue parlée à la maison) est demeurée relativement stable à 83 %.

Par contre, dans l’Île-de-Montréal, cette proportion continue à diminuer : elle n’atteint plus que 58 %, la population de langue anglaise s’élevant à 25,7 % et la population de langue maternelle "autre" à 15,9 %.

Dans l’ensemble du Québec, on observe une progression de la connaissance du français, qui passe de 89 % à 94 % en 20 ans. La connaissance du français a augmenté aussi bien chez les anglophones que chez les allophones : le pourcentage d’anglophones capables de soutenir une conversation en français est passé de 37 % à 59 % entre 1971 et 1991. Chez les allophones, ce pourcentage est passé de 47 % à 69 %.

Les facteurs négatifs pour la langue française

Le taux de fécondité de la population de langue maternelle française a continué de baisser au cours des années 70 et 80, pour atteindre 1,5 en 1981-1986 et 1986-1991, pour remonter au-dessus de 1,6 en 1990 et garder par la suite une certaine stabilité.

Les facteurs démographiques à l’oeuvre, dont l’immigration internationale, ne jouent pas ou jouent peu en faveur du groupe francophone.

Les tendances d’avenir de l’évolution démolinguistique

Selon certains scénarios, le pourcentage de personnes ayant le français comme langue d'usage dans l'île-de-Montréal passera sous la barre des 50 % dans une quinzaine d’années ou, au mieux, dans une trentaine d’années.

Par ailleurs, il faut ajouter que ces prévisions doivent être tempérées par le fait qu’en utilisant uniquement les données relatives à la langue maternelle et celles relatives à la langue d’usage, on ne tient pas compte des personnes d’une autre langue (de langue maternelle ou de langue d’usage) qui utilisent le français dans la plupart de leurs communications publiques et adhèrent aux objectifs de la vie collective en français.

Pour plus amples renseignements, consulter :

Le français, langue commune - Enjeu de la société québécoise, rapport du Comité interministériel sur la situation de la langue française, ministère de la Culture et des Communications, Québec, 1996, chap. 2, p. 43 - 59.


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