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Le français langue commune : enjeu de la société québécoise
La francisation des entreprises

La francisation des milieux de travail est, à l’intérieur de l’aménagement linguistique du Québec, un objectif important et c’est pour cette raison que la Charte de la langue française comporte des dispositions structurelles et législatives très précises relativement à cette question. Dix-huit ans après l’adoption de la Charte, une évaluation s’imposait. Il en ressort que le processus de certification des entreprises de 50 personnes ou plus a tendance à plafonner, qu’il constitue une approche à portée limitée et que, de ce fait, les efforts de francisation doivent être poursuivis. Quant aux entreprises de 10 à 49 personnes, elles ne sont pas tenues par la loi de se conformer aux exigences de la certification

La certification des entreprises de 50 personnes ou plus

Un processus qui a tendance à plafonner

Dix-huit ans après l'adoption de la Charte, il y a encore 22 % des entreprises de 50 personnes ou plus qui ne détiennent pas de certificat de francisation. Et on constate que, depuis 1990, seulement 7 % de l'ensemble des entreprises ont obtenu leur certificat, ce qui constitue un progrès moyen annuel de moins de deux points de pourcentage.

Une approche à portée limitée

Le processus actuel a avant tout porté sur la francisation institutionnelle des entreprises (affichage, imprimé des formulaires, manuels internes, avis et notes de service, etc.), sans vraiment toucher le travailleur dans tous les aspects de la communication au travail. Il n'a pas non plus réussi à assurer l'utilisation effective du français et, en particulier, de la terminologie française par le travailleur.

De là, il apparaît que les efforts de francisation doivent être poursuivis pour arriver à faire du français la langue normale du travail et qu'il faut redynamiser le processus de francisation des entreprises en mettant à contribution les employeurs et les syndicats, en francisant les technologies de l’information et les normes techniques, en incitant les travailleurs allophones à travailler en français et en misant sur une plus grande maîtrise du français technique.

Le cas des entreprises de 10 à 49 personnes

Les entreprises de 10 à 49 personnes ne sont pas assujetties comme les grandes à un processus de francisation. Par ailleurs, on a pu constater que, dans leurs communications écrites et orales, les travailleurs des petites entreprises ont tendance à utiliser plus le français que ceux des grandes entreprises. Cela étant, selon le Comité interministériel, les petites entreprises ne devraient pas être soumises au processus de certification actuellement prévu pour les grandes entreprises et, si on pense à intervenir auprès de ces entreprises, il faudrait plutôt concevoir un processus de francisation qui soit adapté à leur environnement et à leurs besoins spécifiques.

Pour de plus amples renseignements, consulter :

Le français, langue commune - Enjeu de la société québécoise, rapport du Comité interministériel sur la situation de la langue française, ministère de la Culture et des Communications, Québec, 1996, chap. 3.2, p. 79 - 92.


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