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Le français, langue commune : enjeu de la société québécoise
La langue de l'intégration des immigrants

La question de l’immigration et de l’intégration linguistique des nouveaux arrivants à la majorité québécoise francophone a été depuis une trentaine d’années au coeur de tous les débats linguistiques au Québec. De plus, la question continue à se poser, plus particulièrement dans la région de Montréal, où est concentrée 88 % de la population immigrée. Cela étant, la connaissance du français, l’importance des transferts vers le français et l’utilisation du français au travail constituent autant d’enjeux importants de l’intégration des immigrants au Québec.

La connaissance du français

Pour la première fois, en 1991, les allophones immigrés déclaraient connaître davantage le français que l’anglais. En effet, 68 % se disaient capables de soutenir une conversation en français et 65 % en anglais.

On constate, en 1991, que cette connaissance du français est plus élevée chez les allophones arrivés depuis 1976 comparativement aux personnes allophones installées au Québec avant 1976.

Transferts linguistiques

En ce qui concerne les transferts linguistiques, c'est-à-dire l'adoption d'une langue parlée à la maison différente de la langue maternelle, on observe une amélioration de l'attraction relative du français par rapport à l'anglais.

Jusqu’en 1981, chez les allophones, 72 % des transferts linguistiques s’effectuaient vers l’anglais, et seulement 28 % vers le français. D’après le recensement de 1991, ce dernier pourcentage a augmenté à 33 %. Chez les allophones arrivés depuis 1976, l'orientation est plus élevée vers le français puisque 67 pour cent des transferts favorisent le français.

Le français au travail

En 1991, 51 % des travailleurs immigrants allophones utilisaient principalement le français au travail. La proportion était de 54 % pour les travailleurs allophones arrivés depuis 1976 et de 47 % pour ceux arrivés avant.

En conclusion, il apparaît important de mentionner qu’il y a peu de données pour suivre l'évolution linguistique de la population immigrée comme d'ailleurs de l'ensemble de la population quant à sa pratique linguistique dans les différents milieux de vie. À partir de données d'enquêtes ponctuelles réalisées au cours des dernières années, il est cependant possible de déceler une progression significative de l'usage du français dans le domaine public.

Pour plus amples renseignements, consulter : Le français, langue commune - Enjeu de la société québécoise, rapport du Comité interministériel sur la situation de la langue française, ministère de la Culture et des Communications, Québec, 1996, chap. 3.6, p. 143-157.


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