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Le français, langue commune : enjeu de la société québécoise
Langue des pratiques culturelles

La langue française est plus qu’un simple instrument de communication. Elle est avant tout « un milieu de vie », un « mode d’être, de penser, d’écrire, de créer » comme le rappelait l’énoncé de politique de 1977 sur la langue française qui avait été présenté par le Comité ministériel permanent du développement culturel. Dans cette perspective, il est apparu important au Comité interministériel sur la situation de la langue française de vérifier si la langue française occupe la place qui lui revient dans la création et la consommation de biens culturels. Le paysage de l'offre et de la consommation des produits des médias et des produits culturels s'est transformé au cours des dernières années, tant dans l'ensemble du Québec que dans la région de Montréal. C’est la conclusion qui découle de données relatives à la lecture de livres, au tirage et à la lecture des quotidiens, à l’écoute des médias électroniques et à la production de films et au visionnement de vidéocassettes.

La lecture de livres

Les allophones lisent maintenant plus de livres en français qu’en anglais : la proportion de lecteurs allophones lisant surtout des livres en français est passée de 31 %, en 1989 à 42,5 % en 1994, alors que celle des lecteurs lisant surtout des livres en anglais a baissé, de 44 % en 1989 à 34 % en 1994.

La proportion d’anglophones qui lisent des livres en français a augmenté de 5 points entre 1989et 1994.

Le tirage et la lecture des quotidiens

Entre 1970 et 1990, le tirage des quotidiens de langue française a connu une augmentation de 24 %, alors que celui des quotidiens de langue anglaise a baissé de 45 %.

La préférence des allophones va toujours à la lecture du quotidien anglophone de Montréal.

L’écoute de la radio

L'écoute de la radio francophone par les francophones a augmenté depuis 1990. Par exemple, en 1993, dans la région de Montréal, 87,5 % des heures d'écoute radiophonique des francophones allaient vers des stations qui diffusent en français, comparativement à 84 % en 1990.

L’écoute de la télévision

À Montréal, les francophones consacrent 82 % de leur temps d’écoute à la télévision francophone et 13 % à celle en anglais. Les anglophones, pour leur part, allouent 88 % de leur temps d’écoute à la télévision de langue anglaise et 4 % à la télévision de langue française.

La production de films et le visionnement de vidéocassettes

Depuis 1988, la place occupée par les projections cinématographiques en français sur les écrans des cinémas et des ciné-parcs s'améliore. Alors que 55 % des projections étaient en français en 1988, elles ont atteint 66 % en 1994.

Au cours de la période de 1987 à 1994, la proportion des spectateurs de films sur vidéocassettes louées qui regardent des films exclusivement en version française a été croissante. Elle était de 45 % en 1987; elle est passée à 61 % en 1994. En contrepartie, la proportion de spectateurs regardant des films sur vidéocassettes en version anglaise ou dans les deux langues va en décroissant.

Pour de plus amples renseignements, consulter :

Le français, langue commune — Enjeu de la société québécoise, rapport du Comité interministériel sur la situation de la langue française, ministère de la Culture et des Communications, Québec, 1996, chap. 3.7, p. 159 - 167.


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