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Le français langue commune : enjeu de la société québécoise
La langue du travail au Québec

La Charte de la langue française a promulgué le droit fondamental de tout Québécois de travailler en français (article 4), visant ainsi à faire du français "la langue normale et habituelle du travail" (préambule). Après dix-huit ans, trois constats ont pu être faits : les francophones occupent de plus en plus la place qui leur revient, les revenus des francophones se sont redressés de façon notable et le français au travail a augmenté.

Les francophones occupent de plus en plus la place qui leur revient

Ce constat découle de l'examen de plusieurs recherches qui démontrent que, dans les grandes entreprises de l'ensemble du Québec, le pourcentage de postes de hauts dirigeants obtenus par les francophones a augmenté de façon significative. Par ailleurs, malgré ces progrès encourageants, on constate que la représentation des francophones dans ces postes de direction est toujours inférieure au poids qu'ils occupent dans la population et que les hauts dirigeants francophones sont toujours concentrés dans les entreprises francophones.

Les revenus des francophones se sont redressés de façon notable

Le lien historique entre travailleur francophone et faible revenu n'existe plus aujourd'hui. En effet, si en 1970, dans la région métropolitaine de Montréal, les anglophones unilingues ou bilingues gagnaient 8 % de plus que les francophones bilingues et 16 % de plus que les francophones unilingues, en 1990, la situation s'était grandement améliorée. Les anglophones unilingues ou bilingues gagnaient alors seulement 3 % de plus que les francophones unilingues et ils étaient même devancés par les francophones bilingues qui gagnaient 4 % de plus qu'eux.

Le français au travail a augmenté

Le français au travail a augmenté partout au Québec. Par contre, on a aussi observé qu'à Montréal, le français est encore loin d'être la langue normale et habituelle du travail. En effet, en 1989, seulement 56 % de l'ensemble de la main-d'oeuvre montréalaise travaillait généralement en français et 63 % des travailleurs de langue maternelle française affirmaient travailler généralement en français.

Bref, si ces constats montrent que le statut des francophones s'est amélioré et que le français a fait des gains importants, il faut aussi ajouter que les francophones n'occupent pas encore toute la place qu'ils devraient et que le français n'est pas encore devenu la langue normale et habituelle de travail dans la région métropolitaine de Montréal.

Pour de plus amples renseignements, consulter :

Le français, langue commune - Enjeu de la société québécoise, rapport du Comité interministériel sur la situation de la langue française, ministère de la Culture et des Communications, Québec, 1996, chap. 3.1, p. 63 - 77.


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