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Le français, langue commune : enjeu de la société québécoise
Le français dans la mondialisation des échanges et de l'information

Le contact avec les technologies de l'information et la mondialisation des échanges ne sont plus le fait de quelques experts. De plus en plus de gens occupent un emploi d’ordre informationnel ou utilisent des produits informatisés, ne serait-ce qu’à travers les jeux vidéos, les réseaux inforoutiers et les différentes bases de données informatisées. Les échanges économiques ont tendance à s’élargir à des aires de plus en plus vastes. Enfin, le monde de la normalisation est en profonde mutation. Tout cela n’est pas sans effet sur la place du français dans cet important secteur d’activités.

Emplois d’ordre informationnel

Plus de la moitié (54 %) des travailleurs occupent des emplois d’ordre informationnel : ils ne manipulent plus des biens physiques ni de la matière première, mais effectuent plutôt des opérations de traitement et de stockage, de recherche, de transmission et de diffusion de l’information. Donc, l’outil premier de ces travailleurs devient la langue et, pour remplir les fonctions qui leur incombent, ils ont besoin et vont de plus en plus avoir besoin de posséder une langue de qualité ainsi que la maîtrise de la langue écrite.

Jeux vidéos

Plus de 90 % des jeux vidéos (sur consoles) offerts dans les grands magasins de Montréal sont en langue anglaise uniquement. Et il semble que, dans l’offre et la distribution de tels produits, le Québec ne soit pas considéré comme un marché francophone.

Réseaux inforoutiers

Les réseaux inforoutiers font de plus en plus partie du paysage familier des Québécois : de 100 000 à 300 000 personnes naviguent sur Internet au Québec et 19 % des personnes de 12 ans et plus sont entrés en contact au moins une fois avec Internet ou un autre réseau de ce type. Dans quelle langue utilise-t-on ces réseaux de communication? Utilise-t-on les outils disponibles en français ?

Bases de données informatisées

Environ 80 % des 8000 bases de données informatisées et 62 % des docs disponibles dans le monde sont en anglais.

Échanges économiques

Si les grands traités commerciaux ont jusqu’à maintenant été limités aux pays limitrophes, il ne serait pas étonnant de les voir s’élargir à des aires plus vastes. Un tel phénomène risque de conférer à l’anglais un statut de lingua franca, même si les exigences en matière de langue française ne contreviennent pas aux dispositions des accords commerciaux.

Monde de la normalisation

Les normes peuvent être publiées dans une ou plusieurs langues officielles, mais il semble bien que, selon les domaines, le plurilinguisme des textes normatifs est plus ou moins respecté. D’ailleurs, depuis quelques années, dans le domaine des technologies de l’information, la version française est le plus souvent facultative.

De plus, on observe que, dans le cadre de l'ALENA, l'harmonisation supranationale des normes techniques imposées aux entreprises (processus de production, contrôle de qualité et normes des NTIC) se fait en anglais.

Pour de plus amples renseignements, consulter :

Le français, langue commune - Enjeu de la société québécoise, rapport du Comité interministériel sur la situation de la langue française, ministère de la Culture et des Communications, Québec, 1996, chap. 3.8, p. 169 - 179.


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