Logo du Culture et Communications.
 

Les défis de la langue française à Montréal et au Québec au XXIsiècle : constats et enjeux
Présentation

Le 22 octobre 1999, le premier ministre, monsieur Lucien Bouchard, constituait un groupe de travail ministériel ayant pour mandat de dégager les grandes lignes d'action du gouvernement pour assurer le maintien et la promotion du caractère français de la région de Montréal et du reste du Québec ainsi que la vitalité et la qualité de la langue française elle-même.

Ce groupe de travail ministériel est composé de madame Pauline Marois, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux et ministre de la Famille et de l'Enfance, madame Louise Harel, ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole, monsieur Robert Perreault, ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, et monsieur Joseph Facal, ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes. Il comprend, en outre, la députée de Rosemont, madame Rita Dionne-Marsolais, et le député d'Ungava et adjoint parlementaire du premier ministre, monsieur Michel Létourneau. En tant que ministre responsable de la Charte de la langue française, le premier ministre m'en a confié la présidence.

Le présent document fait état de constats et d'enjeux que les membres du groupe de travail ministériel ont été amenés à dégager au cours de leurs travaux. Le contexte démographique lié à la baisse de la fécondité, à l’accroissement de l'immigration et à l'étalement urbain y occupe une bonne place. Mais le portrait ne saurait être complet sans faire mention de l'introduction massive des nouvelles technologies de l’information et des communications, de l'évolution de l'économie et de la mondialisation des marchés qui sont autant d’éléments qui, depuis l'adoption de la Charte de la langue française en 1977, sont venus transformer la société québécoise et, par conséquent, ont un impact majeur sur l'efficacité de sa politique linguistique et sur le pouvoir d'attraction du français devant la concurrence toujours aussi forte de la langue anglaise.

En rendant publics ces constats et enjeux, les membres du groupe de travail ministériel souhaitent alimenter la réflexion que doit entamer le peuple québécois sur ces questions, car il serait irresponsable de notre part de ne pas constater que, malgré des progrès indéniables, la langue française est toujours menacée au Québec. Et c'est en pensant à la fragilité des acquis de notre société que nous devons commencer cette réflexion sur l'avenir de la langue française.

 

La  ministre responsable de la Charte de la langue française,
Louise Beaudoin



Retour à la table des matières

 
 

Partager cette information

 
 
 

Aller au Portail du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2009