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Foire aux questions
La langue du travail

  1. Les entreprises établies au Québec doivent-elles utiliser obligatoirement le français pour communiquer avec leurs employés?

    Tout travailleur a le droit de travailler en français. Un employeur doit donc rédiger en français les communications adressées à son personnel. De plus, au moment de l'embauche, il ne peut exiger d'un futur employé qu'il connaisse ou ait un niveau de connaissance spécifique d'une autre langue que le français sauf, bien sûr, si la tâche visée le nécessite. Mentionnons aussi que les entreprises de 50 employés et plus doivent s'inscrire auprès de l'Office québécois de la langue française et procéder à une analyse de leur situation linguistique. Lorsque l'utilisation du français n'est pas généralisée à tous les niveaux de l'entreprise, celle-ci doit appliquer un programme de francisation visant à faire en sorte que le français soit utilisé comme langue de travail et comme langue de communication interne.

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  2. Pourquoi revendiquer le droit de travailler en français quand on vit en Amérique du Nord?

    Pour que le français ne soit pas confiné à la sphère privée, pour qu'il soit utile et attrayant de l'apprendre et de l'utiliser, il importe qu'il ne serve pas qu'à des tâches subalternes. Il faut en effet qu'il puisse aussi donner accès à des emplois rémunérateurs, à des postes de commande et qu'il se révèle un outil indispensable dans le domaine du travail au Québec. Sinon, son utilité et son attrait déclineront rapidement au profit de l'anglais, et ce, particulièrement chez les personnes qui viennent s'installer au Québec.

    L’emploi de la langue française comme langue de travail n’élimine pas l’emploi de l’anglais ou d’autres langues lorsque celui-ci s’avère nécessaire pour remplir une fonction. Ainsi, la maîtrise de l’anglais, de l’espagnol ou du portugais peut parfois être requise dans le cadre des échanges économiques croissants avec les États-Unis et l’Amérique latine.

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  3. Les cadres supérieurs d'entreprises établies au Québec doivent-ils connaître le français? Doivent-ils communiquer en français avec leurs collègues ou avec les autres employés?

    Il faut viser à ce que les cadres supérieurs d’entreprises connaissent et utilisent le français, ce qui est un corollaire du droit reconnu aux salariés du Québec de travailler en français. L’Office québécois de la langue française s’efforce, dans le cadre des programmes de francisation, d’obtenir des entreprises qu’elles prennent les mesures nécessaires pour augmenter la connaissance du français à tous les niveaux de l’entreprise. De manière générale, on pourrait dire que plus le poste est stratégique, plus la connaissance du français devrait être considérée comme une exigence normale de sélection. Pour ce qui est des communications avec les collègues, les programmes de francisation doivent favoriser le français comme langue de convergence dans l’entreprise, entre des personnes appartenant à divers groupes linguistiques.

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  4. La Charte de la langue française permet-elle l'usage de l'anglais dans les communications d'affaires entre les entreprises établies au Québec et celles situées à l'extérieur du Québec?

    La réponse est oui, car rien ne contraint les entreprises en ce qui concerne la langue dans laquelle elles communiquent avec l’extérieur du Québec. Considérant l’importance de l’exportation dans l’économie québécoise, il va sans dire que les communications des entreprises avec la clientèle extérieure se font souvent en anglais et aussi dans une variété d’autres langues. Le Québec compte d’ailleurs le plus haut taux de main-d’oeuvre bilingue et multilingue en Amérique du Nord.

    Il est vrai cependant, étant donné le droit reconnu aux travailleurs d’exercer leurs activités en français, que la Charte de la langue française prévoit que les entreprises établies au Québec doivent normalement employer le français, notamment dans les communications adressées à leur personnel, dans celles relatives au fonctionnement de l’entreprise et aux relations de travail.

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  5. Les sièges sociaux et les centres de recherche d'entreprises qui s'établissent au Québec peuvent-ils utiliser l'anglais (ou une autre langue que le français) comme langue de fonctionnement?

    La réponse est oui, à condition de conclure avec l’Office québécois de la langue française une entente particulière, laquelle s’appuie sur un règlement définissant les exigences à respecter. Dans le cas d’un siège social, l’Office s’assurera notamment que les échanges avec l’extérieur du Québec sont suffisamment substantiels pour justifier que l’anglais (ou une autre langue que le français) soit la langue de fonctionnement. Cependant, si la même entreprise a, au Québec, des installations de fabrication, de montage ou de production, les activités qui s’y déroulent demeurent sujettes au programme de francisation, et les communications entre le siège social et les autres divisions de l’entreprise au Québec se font en français.

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  6. Étant donné que Montréal est un centre mondialement reconnu notamment en matière d'industrie pharmaceutique, est-ce que les centres de recherche ont un statut spécial qui tient compte de l'importance de l'anglais dans ce domaine de la technologie de pointe ?

    Tous les centres de recherche, et pas seulement ceux du domaine pharmaceutique, peuvent bénéficier d’ententes particulières permettant l’emploi de l’anglais (ou d’une autre langue que le français) comme langue de fonctionnement. Les ententes particulières ne visent pas à reconnaître la primauté de l’anglais dans un secteur particulier d’activité scientifique, mais à laisser à l’entreprise sa liberté d’action dans la sélection et le recrutement international de chercheurs de fort calibre, quel que soit leur domaine, et à donner à ces chercheurs la possibilité de poursuivre leur carrière scientifique au Québec.

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  7. La Charte de la langue française s'applique-t-elle de la même manière partout au Québec?

    Il n’existe pas d’application de la Charte de la langue française par zones géographiques. La loi doit donc s’appliquer exactement de la même manière partout au Québec. Cependant, il ne faut pas perdre de vue le fait que la loi et les programmes de francisation qu’elle établit ne visent pas à faire disparaître l’emploi de l’anglais, mais plutôt à permettre l’emploi du français de façon normale et habituelle, y compris entre des employés appartenant à divers groupes linguistiques. D’ailleurs, après plus de vingt-cinq ans d’application de la politique linguistique au Québec, on peut observer un taux de bilinguisme (plus de 50 %) important de la main-d’œuvre montréalaise. Ce bilinguisme (français-anglais) résulte d’un équilibre qui ne peut se maintenir, en contexte nord-américain, qu’en donnant au français une place reconnue et légitime.

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