Logo du Culture et Communications.
 

Charte de la langue française et quartier chinois - le gouvernement et la Chambre de commerce chinoise de Montréal prendront des mesures visant à assurer une meilleure cohabitation des langues

22 juin 1998

Montréal, le 22 juin 1998 – La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Charte de la langue française, madame Louise Beaudoin, et la présidente de la Chambre de commerce chinoise de Montréal, madame Sukwei Ho, ont annoncé aujourd'hui que diverses mesures visant à assurer une meilleure cohabitation des langues française et chinoise seront mises de l'avant rapidement. Cette déclaration fait suite à la série de rencontres qui ont eu lieu depuis le début de l'année entre le Secrétariat à la politique linguistique et des représentants de la communauté chinoise de Montréal, sous l'égide de la Chambre de commerce chinoise.

À l'issue de diverses rencontres qui ont eu lieu depuis janvier, la Chambre de commerce chinoise de Montréal, l'Association des restaurateurs chinois du Québec et les commerçants qui y sont représentés se sont dits généralement d'accord avec les objectifs de la Charte de la langue française et ont accepté de collaborer à la promotion de la francisation dans la communauté chinoise. Ainsi, la Chambre de commerce et le gouvernement travailleront de pair afin de dispenser des cours de français pour lesquels la Chambre agira à titre de coordonnateur, le ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration à titre d'organisateur. L'Office de la langue française collaborera à des ateliers de soutien à la qualité de la langue française dans les messages commerciaux, l'étiquetage et les menus.

« La langue française cohabite de mieux en mieux avec la langue chinoise dans le quartier chinois, a déclaré la ministre Louise Beaudoin. La communauté chinoise manifeste ainsi son attachement à la société québécoise, en y apportant la richesse de sa culture millénaire. Les divers commerçants du quartier qui se conforment à la Charte de la langue française prennent certainement le meilleur moyen d'attirer et de satisfaire la clientèle de langue française dans les commerces du quartier », a-t-elle ajouté.

Pour sa part, la présidente de la Chambre de commerce chinoise de Montréal, madame Sukwei Ho, tient à souligner que « c'est grâce à l'intervention de la Ville de Montréal que la Chambre de commerce chinoise et l'Association des restaurants chinois du Québec ont rencontré les représentants du gouvernement et travaillé avec eux à conclure une entente. Nous tenons, a-t-elle ajouté, à remercier la Ville de Montréal et en particulier le maire Pierre Bourque. »

En matière d'affichage des raisons sociales, la ministre responsable de la Charte de la langue française annonce également qu'elle confie au Conseil de la langue française le mandat d'étudier cette question et de lui faire les recommandations qu'il jugera les plus appropriées. En effet, à l'occasion des discussions avec la Chambre de commerce chinoise de Montréal, il est apparu que les règles applicables à l'affichage des raisons sociales posent parfois certaines difficultés. En janvier dernier, la ministre Louise Beaudoin avait demandé au Secrétariat à la politique linguistique de rencontrer les représentants du quartier chinois pour examiner la question de l'application de la Charte de la langue française et dégager des solutions.

Dès le départ, les membres de l'exécutif de la Chambre de commerce chinoise de Montréal et de l'Association des restaurants chinois du Québec ont accepté de travailler avec le Secrétariat. Ce sont, en effet, leurs membres qui sont le plus directement touchés par les dispositions de la Charte relatives à l'affichage commercial, à la langue de service et aux inscriptions sur les produits. Les commerçants du quartier ont approuvé massivement, et par écrit, l'initiative de la Chambre de commerce et de l'Association des restaurants chinois du Québec.

La Chambre de commerce et l'Association des restaurants chinois du Québec a alors constitué un groupe de travail d'une dizaine de personnes. En plus du sous-ministre associé responsable de l'application de la politique linguistique et du directeur du Secrétariat à la politique linguistique, il comprenait la présidente et les trois vice-présidents de la Chambre de commerce chinoise, le président et les deux vice-présidents de l'Association des restaurants chinois du Québec et un représentant du cabinet du maire de Montréal. Deux journalistes des médias chinois ont suivi les travaux, l'un pour la presse écrite, l'autre pour la radio.

D'un commun accord, le groupe de travail a choisi d'examiner les points suivants : les cas où la Charte de la langue française permet l'emploi exclusif de la langue chinoise, l'affichage des raisons sociales, la taille des idéogrammes dans les raisons sociales, l'affichage commercial, l'identification des produits, les inscriptions sur les emballages et la langue des modes d'emploi, l'usage du français dans les menus et sur les factures ou autres documents de même nature, enfin la langue de service dans les établissements commerciaux.

Au nom du groupe de travail, madame Ho a exprimé sa volonté de collaborer étroitement avec le gouvernement à la promotion d'une meilleure cohabitation des langues chinoise et française. La ministre Louise Beaudoin s'est dite heureuse de cette offre, ainsi que de l'esprit de bonne entente qui a prévalu lors des récentes discussions entre le gouvernement et la Chambre.

 
 
 

Partager cette information

 
 
 

Aller au Portail du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2009