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La ministre Beaudoin rend public le rapport intérimaire du Groupe de travail ministériel sur la situation de la langue française à Montréal et au Québec : « Situer le dossier linguistique dans la perspective des années 2000 »

14 avril 2000

Québec, le 14 avril 2000 – La ministre responsable de la Charte de la langue française, madame Louise Beaudoin, a rendu public aujourd'hui le rapport intérimaire du groupe de travail ministériel chargé d'élaborer un plan d'action en vue de promouvoir et de maintenir le caractère français de Montréal et d'assurer la vitalité et la qualité de la langue française au Québec.

« Près de 25 ans après l'adoption de la Charte de la langue française, force est de constater que la situation a beaucoup changé. Des progrès ont été accomplis, mais la langue française est toujours menacée au Québec. Les données présentées dans le rapport que je rends public aujourd’hui nous invitent à l’action. La situation commande un débat public et des suites appropriées », a déclaré madame Beaudoin.

« Si la Charte de la langue française demeure aujourd’hui plus que jamais un contrepoids nécessaire face aux tendances lourdes du  marché linguistique, qui jouent toutes en faveur de l’anglais, des facteurs déterminants, telles la démographie et la mondialisation, doivent aussi être pris en compte. Une approche globale, qui permettra de promouvoir et de maintenir le caractère français de Montréal et d’assurer la vitalité et la qualité de la langue française au Québec doit être élaborée et concrétisée », a précisé la ministre.

La ministre a fait état des principaux constats et enjeux que les membres du groupe de travail ministériel ont dégagés. Le contexte démographique occupe une bonne place dans le rapport. Le groupe fait aussi mention d’un certain nombre d’éléments qui, depuis l'adoption de la Charte de la langue française en 1977, sont venus transformer la société québécoise et, par conséquent, ont un impact majeur sur l'efficacité de sa politique linguistique et sur le pouvoir d'attraction du français face à la concurrence toujours aussi forte de la langue anglaise.

Le rapport intérimaire fait état des défis que doit relever la société québécoise, afin d’assurer le maintien et la promotion du caractère français de l’île de Montréal, de la région métropolitaine et de l’ensemble du Québec. Ce sont, notamment, le maintien et la consolidation de la Charte de la langue française comme contrepoids aux tendances lourdes que sont entre autres la démographie, la mondialisation et l'intégration des nouvelles technologies; l'application d'une politique d'immigration visant une meilleure intégration des allophones à la majorité de langue française; l'établissement de mesures favorisant le maintien et l'augmentation de la population francophone sur l'île de Montréal en vue d'assurer la masse critique francophone nécessaire à l'intégration des immigrants.

« En rendant publics ces constats et enjeux, nous souhaitons alimenter la réflexion que doivent entamer les Québécoises et les Québécois sur ces questions et déclencher un débat public le plus large possible. Car il y a lieu de s'interroger sur la place que l'on veut donner au français et sur les moyens que l'on veut utiliser pour y arriver. Et c'est en pensant à la fragilité des acquis que nous devons commencer cette réflexion sur l'avenir de la langue française au Québec », a noté Mme Beaudoin.

Le groupe de travail, mis sur pied le 22 octobre 1999 par le premier ministre du Québec, monsieur Lucien Bouchard, est présidé par madame Louise Beaudoin, ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Charte de la langue française, et est composé des ministres et députés suivants : madame Pauline Marois, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux et ministre de la Famille et de l'Enfance, madame Louise Harel, ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole, monsieur Robert Perreault, ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, monsieur Joseph Facal, ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, madame Rita Dionne-Marsolais, députée de Rosemont, et monsieur Michel Létourneau, député d'Ungava et adjoint parlementaire du premier ministre.

 
 
 

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