Logo du Culture et Communications.
 

Étude des crédits alloués au dossier linguistique pour l'année 2012-2013

25 avril 2012

Remarques préliminaires de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, responsable de l'application de la Charte de la langue française, madame Christine St-Pierre, Québec, Assemblée nationale, le 25 avril 2012

Le texte lu fait foi.

Monsieur le Président,

Nous entamons l’étude des crédits alloués au dossier linguistique pour l’année 2012-2013.

J’ai le plaisir, aujourd’hui, d’être accompagnée de mon directeur de cabinet, M. Antoine Godbout, et de la conseillère politique responsable du dossier linguistique, Mme Marie-Hélène Paradis. Le sous-ministre associé responsable de l’application de la politique linguistique, M. Jacques Gosselin, est également à mes côtés. Il est accompagné de Mme Ann Champoux, sous-ministre adjointe au Secrétariat à la politique linguistique qui s’occupe principalement de divers dossiers stratégiques. Je salue également la présence de M. Robert Vézina, le nouveau président du Conseil supérieur de la langue française qui est entré en fonction à la fin de l’année dernière. Je suis également secondée par la présidente-directrice générale de l’Office québécois de la langue française et présidente de la Commission de toponymie, Mme Louise Marchand.

Les 35 ans de la Charte de la langue française

Le 26 août 2012 marquera le 35e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte de la langue française. La langue française est une valeur commune de la société québécoise. Elle lui confère son originalité et sa spécificité en Amérique du Nord. La maîtrise et l’utilisation de la langue officielle du Québec sont des éléments qui encouragent la pleine participation de tous à la vie culturelle, sociale, économique et politique, et qui concourent à assurer la cohésion sociale.  

C’est pourquoi, à l’occasion du 35e anniversaire de l’adoption de la Charte de la langue française, je crois qu’il importe d’exprimer clairement notre attachement à cette loi ainsi que notre fierté de parler français au Québec, dans toutes les sphères de la vie publique.  

La langue française est plus vivante que jamais grâce aux Québécois et Québécoises de toutes origines qui l’aiment et l’utilisent dans leurs activités quotidiennes comme langue d’accès aux savoirs, langue d’éducation, langue de culture, langue de travail, langue commerciale et langue des affaires.  

Soyons cependant clairs, dans le contexte démolinguistique nord-américain qui est le nôtre, la situation du français a été, est et restera toujours fragile.  

Nous avons individuellement et collectivement un devoir de vigilance constant, comme l’ont eu ceux et celles qui nous ont précédés et, sans aucun doute, ceux et celles qui nous suivront.  

La politique linguistique, dont la Charte de la langue française est la pierre angulaire, a donc été instituée pour contrer la force d’attraction de l’anglais, perceptible surtout à Montréal et dans certaines régions du Québec où le français est en concurrence directe avec l’anglais.  

Près de 35 ans après l’adoption de la Charte de la langue française, des progrès ont été accomplis notamment dans la fréquentation de l’école française par les jeunes allophones, dans la francisation des milieux de travail ainsi que dans la disponibilité de produits et services en français aux consommateurs.  

Bien entendu, tout n’est pas rose. Malgré des avancées, un travail important doit encore être réalisé pour que l’utilisation du français comme langue commune de la société québécoise soit généralisée, notamment à Montréal.

Toutefois, depuis plus de 400 ans, nous avons su relever ce défi et nous continuerons à le faire.  

À l’occasion de l’anniversaire de la Charte, je veux souligner deux choses. D’abord, que la promotion du français est l’affaire de tous les acteurs de la société québécoise : citoyens, consommateurs, professionnels, grandes et petites entreprises, associations, ministères et organismes gouvernementaux, municipalités, etc.  

Ensuite, que le français est une langue d’avenir, une langue capable de traduire pleinement la modernité, et ce, dans tous les domaines d’activité.  

C’est dans cet esprit que se tiendra à Montréal, dans les prochaines semaines, une rencontre avec les partenaires de la Stratégie commune d’intervention pour Montréal ainsi que des représentants de grandes entreprises québécoises, de grands organismes gouvernementaux et des représentants de différents milieux afin de poursuivre, ensemble, la mobilisation en faveur du français. Cet événement a pour thème : Construire, ensemble, notre avenir en français.  

Notre gouvernement consent des efforts financiers importants depuis plusieurs années dans le dossier linguistique et il continuera de le faire en 2012-2013, puisque ces crédits qui y sont dévolus connaissent une légère augmentation malgré le contexte budgétaire difficile que nous connaissons.  

Les crédits alloués et leur répartition

 

Les crédits qui sont alloués par le gouvernement au dossier linguistique pour l’année 2012-2013 sont inscrits sous le programme 03 du ministère de la Culture, des Communications et de <la Condition féminine.

Ils sont attribués aux trois organismes de la Charte – l’Office québécois de la langue française, le Conseil supérieur de la langue française et la Commission de toponymie – ainsi qu’au Secrétariat à la politique linguistique, qui coordonne l’application de la politique linguistique.  

Nous parlons, cette année, de près de 27,9 M$ (27 826 600 $), soit un montant légèrement supérieur à celui de l’an dernier.  

L’Office québécois de la langue française disposera de 23,3 M$ (23 344 100 $) pour ses activités de production et de diffusion de terminologie, d’implantation du français dans les entreprises et dans l’Administration, de suivi de la situation linguistique au Québec et de traitement des plaintes que lui adressent les citoyens en rapport avec les dispositions de la Charte de la langue française.  

La Commission de toponymie est rattachée administrativement à l’Office. De ce fait, les crédits alloués à l’Office englobent ceux qui sont attribués à la Commission pour la poursuite de ses travaux d’inventaire, de traitement et d’officialisation des noms géographiques du Québec.  

Des crédits de 1,5 M$ (1 466 100 $) sont attribués au Conseil supérieur de la langue française, dont le mandat est de me conseiller sur toute question relative à la langue française au Québec. 

Enfin, le Secrétariat à la politique linguistique dispose de près de 1,7 M$ (1 690 700 $) pour assurer la cohérence entre les actions des organismes de la Charte et les politiques et directives du gouvernement, ainsi que pour mener des activités de promotion de la langue française.

Le Secrétariat gère, par ailleurs, une provision d’un peu plus de 1,3 M$ (1 355 700 $) pour soutenir diverses mesures de la Stratégie commune d’intervention pour Montréal 2008-2013 ainsi que des mesures spéciales de francisation à l’intention des immigrants adultes, des actions de francisation en milieu de travail et des projets de recherche.  

Ce sont ces crédits que nous examinons aujourd’hui.

Comme vous vous en rendrez compte durant les quatre heures que dureront nos discussions, les réalisations des organismes linguistiques ont été fort nombreuses en 2011-2012. Que l’on pense :

- à la Stratégie commune, 

- au suivi de la situation du français que fait l’OQLF, 

- aux 4067 plaintes qu’a traitées l’Office cette année et qui augmenteront certainement dans la prochaine année, 

- aux différents règlements qui sont modifiés pour améliorer la situation, 

- à la campagne sur les marques de commerce utilisées comme noms d’entreprise. 

Et leurs réalisations seront également nombreuses pour l’année qui vient, afin de consolider la place du français dans la société québécoise et d’assurer sa pérennité pour que tous, nous puissions vivre en français au Québec et continuer à le faire encore longtemps. 

La charge de travail est énorme et les organismes responsables font un excellent travail. Ils assument leurs responsabilités avec efficacité et constance. J’en profite, Monsieur le Président, pour les remercier de l’excellent travail qu’ils accomplissent afin de consolider la place du français dans la société québécoise et d’assurer sa pérennité pour que tous, nous puissions vivre en français au Québec et continuer à le faire encore longtemps.

  

Merci, Monsieur le Président.

 

 

 

 
 
 

Partager cette information

 
 
 

Aller au Portail du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2009