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Cérémonie de remise de l'Ordre des Français d'Amérique

20 mars 2001

Cérémonie de remise de l'Ordre des francophones d'Amérique
ALLOCUTION DE MADAME DIANE LEMIEUX

MINISTRE D’ÉTAT À LA CULTURE  ET AUX COMMUNICATIONS MINISTRE RESPONSABLE DE L'AUTOROUTE DE L'INFORMATION MINISTRE RESPONSABLE DE LA CHARTE DE LA LANGUE FRANÇAISE

À L'OCCASION DE LA CÉRÉMONIE DE REMISE DE L’ORDRE DES FRANCOPHONES D’AMÉRIQUE

Québec, le 20 mars 2001

L’allocution lue fait foi

Mesdames et Messieurs,

Il me fait extrêmement plaisir de vous accueillir ce soir dans un endroit aussi prestigieux que la salle du conseil législatif de l’Hôtel du Parlement. C’est à l’invitation du Conseil de la langue française que nous sommes réunis dans ce lieu privilégié pour la prise de la parole et où la langue française est à l’honneur; ce lieu aux murs chargés d’histoire et où l’histoire continue à s’écrire chaque jour.

Je suis particulièrement heureuse de célébrer avec vous cet événement puisqu’il s’agit de l’une de mes premières interventions à titre de ministre d’État à la Culture et aux Communications et de ministre responsable de la Charte de la langue française.

La remise de l’Ordre des francophones d’Amérique et du Prix du 3-juillet-1608 est pour moi l’occasion d’exprimer toute la reconnaissance que nous éprouvons pour ceux et celles qui ont à cœur de travailler à l’épanouissement de la langue française. Je laisserai à la présidente du Conseil de la langue française l’honneur de présenter l’Ordre des francophones d’Amérique.

Je tiens néanmoins à souligner les efforts considérables accomplis par ces hommes et ces femmes, grâce à qui nous pouvons vivre en français partout au Québec et dans de nombreux autres pays. Plusieurs parmi ces récipiendaires évoluent dans des environnements qui, de prime abord, apparaissent peu propices à l’épanouissement du français. Leur lutte en est donc une de tous les jours, de tous les instants; leur amour inconditionnel de la langue française s’en trouve d’autant plus manifeste et admirable.

Ces actions ont valeur de modèle pour le Québec, en particulier pour la jeune génération, destinée à relever les nombreux défis qui, déjà, se posent à nous d’une façon cruciale, à l’heure du prochain Sommet des Amériques.

En effet, plusieurs tendances lourdes, disent les experts, exercent une influence sur l’usage de la langue française, non seulement au Québec mais également partout dans le monde. Il y a donc lieu de prendre conscience de ces enjeux au moment où nous sommes entrés dans une ère de mondialisation des échanges et où nous assistons à une introduction massive des nouvelles technologies de l’information et des communications.

La question qui se pose à chacune et chacun d’entre nous est vitale : Quelle place le français tiendra-t-il au XXIe siècle dans une société démocratique et pluraliste comme la nôtre, une société ouverte sur le monde et qui s’enrichit de l’apport de ses nouveaux arrivants? C’est notamment pour répondre à cette question que ma prédécesseure et notre gouvernement ont mis en place la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française. La tenue d’une telle commission est un moment privilégié pour mesurer les acquis, bien évaluer la situation actuelle et, surtout, identifier les enjeux à venir et prendre les décisions qui s’imposent.

À ce sujet, je crois qu’il nous faut envisager les phénomènes actuels non seulement comme des dangers ou des risques qui menaceraient la survie même de la langue française au Québec, mais également comme des défis à relever. Pour cela, nous devons faire confiance à notre dynamisme, miser sur notre capacité d’adaptation, bref faire appel aux immenses ressources dont nous disposons, comme peuple, pour maintenir et accentuer l’usage d’une langue commune – la langue française – pour communiquer dans tous les secteurs de la vie publique.

C’est dans cet esprit positif et ouvert que nous persuaderons les nouveaux arrivants au Québec de parler une langue si riche et utile, qui assurera leur plein épanouissement dans la société qui les accueille. Car notre société, j’en suis convaincue, est bien capable d’assurer son avenir en français, et ce, dans tous les secteurs d’activité, tant dans le domaine des technologies de l’information que dans celui du travail, de l’enseignement, du commerce et de l’intégration des immigrants.

Je suis persuadée aussi que nous, Québécoises et Québécois, chacun à notre niveau d’activité, pouvons faire en sorte, quotidiennement, que la langue française occupe l’espace normalement attribué à la langue officielle et commune au Québec. Nous devons enfin nous assurer que notre langue française puisse rayonner hors du Québec. Quelle merveilleuse occasion pour nous de nouer des liens de solidarité avec des communautés francophones, en Amérique et partout ailleurs dans le monde, qui partagent les mêmes enjeux que nous!

Ce soir, donc, nous voulons remercier quelques-uns de ces hommes et de ces femmes dont les efforts quotidiens font en sorte que nous pouvons nous dire les dignes fils et filles de l’Amérique française, tout en demeurant partie prenante de la Francophonie.

Merci.

 
 
 

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